lundi 7 mai 2007

Question d'héritage.

Je ne connais pas dans le détail l'impôt sur les droits de succesions, et la taxation qui va avec. Tout ce que je sais, c'est que cette loi, dans son principe, vise à "emprunter" plutôt l'argent du propriétaire, qui a généralement plus d'argent que le non propriétaire. Dans le principe, il est logique d'imposer plus au riche, en pourcentage, qu'au pauvre. Ceci, je l'admets. Dans la manière, cela semble une bonne méthode: cela cible facilement la richesse mais avant tout, cela se base sur un principe d'égalité. En effet, celui qui recevrait l'héritage de son père dés son entrée dans la vie active, aurait un avantage certain sur les autres, principe contraire à notre société, qui est de ne pas avantager plus l'un que l'autre. De plus, un homme qui meurt n'a plus besoin de ce qui lui a appartenu, il n'a donc pas besoin de conserver son partimoine, tout comme son descendant n'a pas besoin d'un patrimoine pour débuter dans la vie, alors, cet argent qui disparaît au profit de l'Etat, nous pourrions croire qu'il est emprunté au moment idéal. Mais, réfléchissons au fond, à la conséquence humaine que ce "droit" implique et posons-nous la très simple question suivante: pourquoi un homme, qui a travaillé toute sa vie, qui est parvenu à fonder un patrimoine, une famille, une richesse, un homme qui a travaillé pour lui, mais aussi pour les siens, devrait-il, pour le principe d'égalité, renoncer à léguer cet héritage dans son intégralité, son labeur, aux êtres qui lui sont les plus chers? Car malgré tout ce que l'on peut dire, léguer une demi maison, c'est impossible, et en bien des cas, cette loi détruit tout l'héritage qui aurait pu exister. Cet impôt sur les droits de succesion n'est pour cela et simplement cela qu'ingrat, arbitraire et n'a simplement pas lieu d'être. C'est un impôt injuste à l'endroit de ceux qui ont réellement fondé leur patrimoine et souhaitent en faire profiter les leurs, qui font eux même finalement, partie de leur patrimoine. J'attends vos réactions, critiques et arguments. Je me trompe certainement sur le détail, mais dans le fond je crois citer des arguments qui existent.

1 commentaire:

Agathon a dit…

C'est à propos de l'article, plus haut, que je veux émettre une réaction. Le problème, selon, n'est pas cette aimable lubie des médias pour la contradiction subtile et qui ne démasque aucun intérêt, et ne dévoile, au sens large, rien. Mais ce qui est plus flagrant c'est ce déterminisme de Sarkozy à "aller de l'avant". L'optique est bonne, toute politique doit se construire ainsi. Mais les discours patriotiques, le réhaussement d'une fierté de sentiment nationaliste n'a jamais été qu'un leurre et un danger par la même occasion. Surtout dans un pays aussi ambigüe que la France.
Nation des droits de l'homme ? Peut-être, celle qui guillotine et réprime sans mesure (on va m'accuser d'anachronisme, mais alors il ne va pas en bon termes de citer les droits de l'homme et du citoyen sans connaître les incartades qu'il y eut autour et qu'elle a été le prix à payer pour faire entendre ce fléau raisonnable).
Peut-être, celle qui, malgré le joug qui enflamma l'Europe pendant la seconde mondiale ne se priva pas d'abuser de barbarisme un certain 8 mai 1945 en morigénant plus de 1000 Algériens.
Nation de la tolérance et de la liberté celle qui, sous Vichy, fit preuve d'un autoritarisme dictatoriale. Elle qui tenait la main des enfants Juifs pour les emmener à la gare.
Ce sont peut-être certain détails dans l'histoire mais d'une grande importance pour ne pas se bercer par la véhémence d'un discours fanatique.
Oui pour la tolérance, le progrès, ne pas errer dans les erreurs, ne pas remuer dans la boue. Et c'est vrai mais pas sous l'emprise de l'oubli et au nom d'une fierté qui renonce à regarder ces erreurs.
Admettre ses erreurs, ça n'est pas se contenter de paroles inutiles, c'est retrouver de l'espoir pour partir de plus bel, avoir la constante promesse de ne plus jamais faire ça et être serein avec soi-même pour ne plus s'embourber dans le même jeu.
Le risque n'est pas au renouvellement de ces mêmes impostures et abbérations, je ne suis pas autant mélodramatique que j'en ai l'air.
Le risque est simplement cette idée fixe: un discours qui remplace les actes, les faits, le passé. Un discours qui au nom de fantasmes se permet de dicter une société.
C'est bel et bien là que le risque est palpable.