53 % voilà le score que tout le monde a vu s'afficher à 20 heures précises sur les écrans, dans la tension pour certains, l'impatience pour d'autres et même l'espoir, puis une fois affichés, on peut imaginer les divers sentiments qui s'en sont suivis: déception, réjouissance, effondrement, jubilation, ou pour quelques uns, constatation de ce qui se disait déjà depuis quelques temps.
Nous sommes sûrs et certains que Nicolas Sarkozy est président de la République, mais on le savait presque déjà depuis le départ. Passons sur cela.
Ce qui a le plus retenu mon attention ce soir, ce n'est pas tant les résultats déjà connu, les parlotes des journalistes ou les discours des candidats, somme toute très classiques et prévisibles, mais c'est plutôt la démonstration majestueuse des divisions qui existent dans le parti socialiste dés qu'il ne s'agit plus de gagner. J'ai vu, sur TF1, M.Strauss khan, éminent social-démocrate, que je respecte plus que n'importe quel autre socialiste, oser dire ce qu'il pensait vraiment de son parti, de sa façon de fonctionner. Certes il aurait plus le dire plus tôt, mais il aurait été éjecté du groupe, et aurait été hué comme mauvais perdant des primaires. Alors pour cela, pardonnons-le. Mais, ce qu'il a osé faire, c'est critiquer le parti socialiste archaïque qu'à la France actuellement, bien que Ségolène ait fait quelques efforts pour aller ratisser au centre, la gauche française est bien plus démodée que les autres gauches européennes, et elle se doit d'évoluer, dans le sens que donnent Kouchner ou Strauss Khan, vers la mesure, la modération, vers la social-démocratie tout simplement. Voilà ce qu'attendent tous les jeunes socialistes, je crois. Et nous avons vu Lang répondre à Strauss Khan "je ne peux pas laisser dire cela". Comme quoi, il y a deux partis socialistes, celui qui veut évoluer, et celui qui refuse de voir ses échecs du passé.
dimanche 6 mai 2007
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1 commentaire:
C'est sommairement et grossièrement le problème qui est effectivement posé. Nous avons pu voir, lors de cette élection présidentiellle, les difficultés de la gauche à être structurée et à une union sous le baptême de l'entente. La jeu hypocrite de celle-ci dévoile son erreur, tantôt jouant avec les électeurs du centre et de l'extrême gauche tout cela plombant son effectif par une mésentente et un trouble de visualisation sur des valeurs solidement "gauchistes". Je pense, en effet, que l'ampleur de ce trouble est remarquable car, comme tu l'as dit, les membres du PS se crachent officiellement dessus pour se rejeter la faute, l'erreur, l'incompréhension du peuple. En effet, le discours de gauche ne tient plus et ce depuis qu'il tend à droite et c'est peut-être cela qui fait que les parties d'extrême gauches sont multiples; ils comblent les facettes sociales que ne veut aborder le parti socialiste dans son gouvernement. De même, nous pouvons, en étudiant les programmes des ex-candidats à la présidentiel, observer qu'il n'y plus réellement de parti communiste à proprement dire mais tout simplement un transfère de valeur socialiste de l'un à l'autre. Le mouvement de libéralisation s'accélère et c'est normal, il prend de l'ampleur, simplement la gauche s'empêtre dans le voyage en occultant sur ses chances de faire parvenir le marché comme réponse au déficit humain qui repose sur les balivernes budgétaires, monétaires. L'homme ne se sent plus homme, mais objet de valeur. La gauche prend le surplus de ce bouleversement en s'acquittant de ses prérogatives originelles, c'est-à-dire le travail sur l'équité, la justice etc...
Maintenant, il est difficile de dire "on va vivre en autarcie et donner l'exemple que le marché n'est pas la solution" tant la mondialisation étouffe nos chances de survit dans ce cas.
C'est alors normal qu'il n'y ait plus de possibilité communiste tant la pression est forte, tant l'étau se resserre. Il faut répondre aux attentes du marché, l'homme se trouve dans la faille, l'abîme car le social n'est qu'une ouverture aimable et médiatique de cette mondialisation. C'est une grande question qui reste en jeu mais là n'est pas le problème et de toutes façons je suis complètement incapable de le résoudre. Simplement si la gauche ne veut pas, à l'avenir, se fourvoyer dans des facettes plurielles, il ne faut pas, à mon avis, qu'elle se remodèle selon les exigeances de l'évolution mondiale mais bien qu'elle renoue avec ses valeurs primordiales et qu'elle fasse preuve d'une union, d'une jonction certaine entre les idées socialistes qui sont éparpillés en guenilles aujourd'hui. A mon avis, la gauche souffre plus de cela que d'une adaptation quelconque à un nouveau modèle démocratique avec des nouveaux enjeux car réformer la gauche pour la centriser c'est la la flanquer à droite radicalement.
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