Traditionnellement, et l'histoire vous le dira, les "classes populaires" votent à gauche, voire à l'extrême gauche ou l'extrême droite. Certainement plus aux extrêmes que les autres "classes". Le fait marquant de cette dernière élection présidentielle est que Nicolas Sarkozy a su s'attribuer une majorité des votes de ces mêmes classes: ouvriers, salariés au SMIC, etc... La leçon à tirer est que le monopole de ces voix n'appartient plus à quelque parti que ce soit. Ces électeurs prouvent ainsi qu'un ouvrier n'est pas nécessairement de gauche, et que ceux que soutient en priorité la gauche plurielle, c'est à dire les plus petits, ne soutiennent pas obstinément cette dernière, et les valeurs de solidarité qu'elle incarne. Pour aller plus loin, qu'est ce que ce revirement peut-il signifier? Nicolas Sarkozy l'a dit clairement "travailler plus, pour gagner plus", et ces "classes" ont montré ainsi leur désir de travailler plus, et non de "travailler moins pour gagner plus" (d'après M.Besançenot), comme le martèle la LCR par exemple (32 heures). (A mon avis, c'est plutôt travailler moins, certes, mais ne plus rien gagner du tout et d'après ma professeur de philosophie, démontant rapidement le slogan du bonhomme: "Nos vies valent plus que leurs profits" en assénant: "Sans profits, il n'y a pas de vie").
Il nous faut ajouter que les "petits" ne croient plus aux messages du PS, qui avait pourtant décidé d'augmenter brusquement le SMIC pour qu'il culmine à 1500 €: l'occasion, pourtant, leur a été donné de choisir entre la soi-disant facile et rapide augmentation de leurs salaires, alors que cette mesure semblait se diriger directement vers leurs intérêts, et la possibilité de travailler plus, de libéraliser la valeur travail qu'a proposé Sarkozy. A vous de vous faire votre opinion au sujet de ce revirement.
lundi 14 mai 2007
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